Roméo et Juliette de Shakespeare

La presse

« La Compagnie Chouchenko sait marier la puissance de la parole avec la poésie des corps : ce théâtre-là vous bouscule… »

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COUP DE THÉÂTRE ! 

« Un spectacle sans faute, ultra esthétique, proposant un vrai parti-pris artistique  et solidement défendu par sept comédiens pluridisciplinaires. »


Théâtrorama

"Portée par le mouvement et incarnée par le jeu précis d’acteurs multidisciplinaires, cette vision de l’histoire de Romeo et Juliette loin de contourner le drame, lui donne une force encore plus tragique, tout en nous laissant une impression de pérennité. 


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La distribution

 

Mise en scène Manon Montel

Assistante mise en scène Armance Galpin

 

La nourrice Claire Faurot

Frère Laurent Xavier Berlioz

Juliette Manon Montel

Roméo Thomas Willaime

Tybalt Jean-Baptiste des Boscs

Mercutio Léo Paget

 

Musiques originales Samuel Sené

Chorégraphies Claire Faurot

Combat Léo Paget

Costumes Patricia de Fenoyl puis Madeleine Lhopitallier 

 

Photos Pierre Colletti


Note de mise en scène

« Des fatales entrailles de ces races rivales sont nés deux amoureux sous une mauvaise étoile »

 

La mise en scène s’axe sur la problématique de la fatalité : sommes-nous les jouets de la Fortune ou pouvons-nous avoir une emprise sur notre Destin ? Le déterminisme est inscrit dans le ciel. Il y a un parallèle constant entre la passion de Roméo et Juliette, et le cosmos. Que peuvent les amants contre les étoiles ? Privilégiant la lutte de l’Homme face au Destin, à celle des Montaigu contre les Capulet, l’adaptation resserre l’action sur les 6 personnages principaux : Juliette, Roméo, Mercutio, Tybalt, la Nourrice et Frère Laurent. Il y a ceux qui refusent et ceux qui subissent. 

 

Combattre la fatalité c’est combattre le temps. Tout arrive trop tôt ou trop tard. Le hasard semble se jouer ironiquement des desseins des hommes. Le tragique repose sur cette inadéquation entre les hommes et le temps, alors que ceux-ci (notamment Frère Laurent) ont la prétention de le maîtriser. Ce cycle infernal est incarné par un 7ème personnage : la musique. Composition originale de Samuel Sené pour violoncelle, accordéon, guitare et voix, elle met en miroir les rythmes dansants et funèbres. Une ritournelle, dramatique et pleine d’espoir, s’invite dans les scènes du bal et du caveau. 

 

Si l’adaptation assume les libertés prises par rapport à une traduction classique, elle n’en a pas moins respecté scrupuleusement la confrontation des registres si chère à Shakespeare : les envolées lyriques des amants croisent les trivialités de Mercutio, qui attirent les jurons de la Nourrice. La langue du texte alterne entre grivoiserie et poésie, comédie et tragédie, réalisme et fantastique. L’expression du corps souligne aussi ce jeu de contraste. Deux danses représentent de manière symétrique la nuit de noces et la mort des amants, l’union de l’amour et du macabre. A l’annonce du décès de Juliette, le père Capulet associe inconsciemment la mort à Roméo : « La mort a défloré ma fille ».  

 

L’absence de décor révèle l’importance des quelques accessoires : le linceul (métaphore filée de la vie), le poignard, le poison. A l’instar de statues, les personnages sont dessinés par les costumes et les lumières qui les révèlent et les contraignent. 

 

« C’est une belle nature mais bien sauvage, nulle bienséance, de la bassesse avec de la grandeur, de la bouffonnerie avec du terrible ; c’est le chaos de la tragédie dans lequel il y a cent traits de lumière », dit Voltaire au sujet de Shakespeare. 

 

Passé

Théâtre des Béliers Paris

Festival de Louveciennes

 

Présent

Programmation au Théâtre du Lucernaire du 20 mars au 1er juin

du mardi au samedi à 20h

le dimanche à 17h

 

 

Futur

 

Tournées

En pratique

Chargé de diffusion

Julie-Aude Combeau pour le Lucernaire

 

Durée du spectacle 1h20