distribution


Horace

Thomas Willaime

Sabine

Manon Montel



Curiace

Léo Paget

Camille

Miléna Sansonetti



Roi

Grégoire Bourbier

Valère

Jean-Baptiste des Boscs



Viel Horace

Xavier Berlioz

Julie

Claire Faurot


Musiques originales Jean-Baptiste des Boscs

Combat Léo Paget

Costumes Patricia de Fenoyl et Véronique Grand 

Lumière Manon Montel et Philippe Demain

Photos Philippe Hanula et Léo Paget

note de mise en scène


La mise en scène du texte réaménagé déroule l’histoire autour de l’acte du procès d’Horace auquel tous les événement du passé se rapportent. L’enjeu politique interroge la condamnation d’un héros de guerre, Horace, auteur d’un fratricide.

 

S’ajoute une mise en abyme avec la création du temps de Sabine qui découvre sa ville ravagée par son époux. A travers un second espace temporel elle fait le procès du roi Tulle et reproche la légitimité du secret d’Etat.

 

De pareils serviteurs sont les forces des rois

Et de pareils aussi sont au-dessus des lois.

Qu’elles se taisent donc que Rome dissimule

Ce que dès sa naissance elle vit en Romule

Elle peut bien souffrir en son libérateur

Ce qu'elle a bien souffert en son premier auteur.

 

 

L’esthétique met en avant le temps révolu de Tite Live. Cette ancienne démocratie représentée par les ruines s’oppose au régime absolu de l’époque de Corneille à travers des éléments d’interaction.

 

La scénographie superpose l’espace temporel en triptyque. Les projections de ruines inspirées des tableaux de Monsu Desiderio envahissent le plateau et reflètent le maestria de l’œuvre cornélienne. La grandeur des images s’allient aux costumes volontairement usés pour rappeler l’époque perdue et rester dans le corps de la dramaturgie.

 

Les événements principaux comme le combat, le fratricide joué à trois reprises et le procès sont accompagnés par les thèmes de la composition musicale originale. Violoncelle, chant, timbales et percutions rythment l’alternance ternaire de la mise en scène haletante.

scénographie


La scénographie structure le plateau en différents niveaux pour illustrer la diversité temporelle de la mise en scène.

 

D’une part les éléments de décors sont disposés en profondeur de la scène. L’absence des pendrillons et l’utilisation du mur de fond de scène rappellent la volonté d’effacer toutes barrières entre les temporalités créées. 

 

D’autre part, les deux tours placées diagonalement, l’une à cours et l’autre à jardin, forment un espace très vaste.

 

Enfin, s’ajoute une dimension verticale pour accompagner les changements de temporalité. Les tulles blancs montent et descendent tandis que les branches mortes suspendues aux perches se dessinent sur la scène.

 

Le reste du décors reste immobile. Mais l’espace est dynamisé par la musique originale (violoncelle, chant, percussion, ambiance sonore), les jeux de lumières et les vidéos de Desiderio projetées sur les tulles. Ces outils artistiques donnent vie au plateau et font exister une époque révolue.

composition musicale


J’ai composé pour un ensemble comprenant un violoncelle, des timbales, des voix, de la guitare, et une masse orchestrale préenregistrée.

 

Chaque instrument a une valeur dramaturgique. Le violoncelle joué par Valère représente la justice. Les timbales rythment l’action. Le chant nous fait entendre les plaintes de Sabine et Camille, l’orchestre donne de l’ampleur au combat, et la guitare comme la harpe font référence à la lyre des aèdes, instrument antique accompagnant le récit des mythes

 

Dans Horace, la tragédie tourne autour des morts de Curiace et de Camille. La musique doit concourir à la tragédie. Pour ce faire, j'ai composé une idée musicale pouvant se décliner aux différents moments clefs de la pièce.

Notons, que chaque moment clef exprime l'idée de mort dans un registre différent. Le crime répété d’Horace envers sa soeur est développé tantôt dans le registre de l’épouvante, tantôt dans celui du pathétique, l’incitation au meurtre de Camille envers son frère s’expose dans le registre de la colère, et enfin la mort de Curiace s’accompagne d’une musique aux accents aussi bien pathétiques qu'héroïques.

 

 

Il m’a fallu, en quelque sorte, composer une petite messe des morts, pour que le personnage de Sabine puisse nous convoquer à ce requiem cornélien.

 

A venir


Grand Théâtre de Calais

  • 29 septembre 2021
  • 30 septembre 2021

en pratique


Durée du spectacle : 1h45