La presse


« Adaptation bouleversante, toute de fougue et de passion.

De magnifiques lumières et la musique, omniprésente doublure du texte, participent du charme puissant du spectacle. Le violoncelle de Jean-Baptiste Des Boscs est un atout maître, notamment dans un ultime tableau, déchirant et magnifique. » Christophe Barbier                              Lire l'article

« La passion et le naufrage des amoureux emportent le tout, par l’élégance et la sobriété de la mise en scène. Manon Montel tire du classique de Shakespeare une morale quasi-bovaryste : un véritable moment de grâce. »

"Moment de grâce lorsque le beau Roméo et la fragile Juliette dansent leur amour. De la scène du balcon, où les deux amants se déclarent leur flamme, à celle du caveau, où ils se donnent la mort, l’essentiel est intact."

 

« Les flashbacks, combat et duo dansé renforcent l’image de légende des amoureux. »

"La saison dernière, Manon Montel a monté au Lucernaire une version des Misérables arrangée à la manière des têtes réduites des Jivaro, mais si maligne que Victor Hugo lui-même n’eût pas crié à la trahison. Elle remet ça avec un Roméo et Juliette d’une heure trente, défendu par six comédiens. Du drame initial ne subsistent que les amoureux, Tybalt, Mercutio, la Nourrice et Frère Laurent. Or la pièce n’en pâtit pas. Mieux, l’écorché ici présenté en fait mieux goûter la poésie. Même la traduction qui se coule dans tous les tons de Shakespeare, de la fraîcheur virginale de Juliette aux obscénités de Mercutio, mérite compliment." Jacques Nerson


distribution


photo Philippe Hanula // Thomas Willaime et Manon Montel

 

 

Adaptation et mise en scène Manon Montel

Assistante mise en scène Armance Galpin

 

 

La Nourrice Claire Faurot

Frère Laurent Xavier Berlioz

Juliette Manon Montel

Roméo Thomas Willaime

Tybalt Jean-Baptiste des Boscs

Mercutio Léo Paget

 

Musiques originales Samuel Sené et Jean-Baptiste des Boscs

Chorégraphies Claire Faurot

Combat Léo Paget

Costumes Madeleine Lhopitallier 

Lumière Manon Montel et Arnaud Barré

Décors P&HLH

Photos Philippe Hanula

Co-production Entracteprod 


Note de mise en scène


« Des fatales entrailles de ces races rivales sont nés deux amoureux sous une mauvaise étoile »

William Shakespeare

La mise en scène s’axe sur la problématique de la fatalité : sommes-nous les jouets de la Fortune ou pouvons-nous avoir une emprise sur notre Destin ? Le déterminisme est inscrit dans le ciel. Il y a un parallèle constant entre la passion de Roméo et Juliette, et le cosmos. Que peuvent les amants contre les étoiles ? Privilégiant la lutte de l’Homme face au Destin, à celle des Montaigu contre les Capulet, l’adaptation resserre l’action sur les 6 personnages principaux : Juliette, Roméo, Mercutio, Tybalt, la Nourrice et Frère Laurent. Il y a ceux qui refusent et ceux qui subissent. 

 

Combattre la fatalité c’est combattre le temps. Tout arrive trop tôt ou trop tard. Le hasard semble se jouer ironiquement des desseins des hommes. Le tragique repose sur cette inadéquation entre les hommes et le temps, alors que ceux-ci (notamment Frère Laurent) ont la prétention de le maîtriser. Ce cycle infernal est incarné par un 7ème personnage : la musique. Composition originale de Samuel Sené pour violoncelle, accordéon, guitare et voix, elle met en miroir les rythmes dansants et funèbres. Une ritournelle, dramatique et pleine d’espoir, s’invite dans les scènes du bal et du caveau. 

Si l’adaptation assume les libertés prises par rapport à une traduction classique, elle n’en a pas moins respecté scrupuleusement la confrontation des registres si chère à Shakespeare : les envolées lyriques des amants croisent les trivialités de Mercutio, qui attirent les jurons de la Nourrice. La langue du texte alterne entre grivoiserie et poésie, comédie et tragédie, réalisme et fantastique. L’expression du corps souligne aussi ce jeu de contraste. Deux danses représentent de manière symétrique la nuit de noces et la mort des amants, l’union de l’amour et du macabre. A l’annonce du décès de Juliette, le père Capulet associe inconsciemment la mort à Roméo : « La mort a défloré ma fille ».  

 

L’absence de décor révèle l’importance des quelques accessoires : le linceul (métaphore filée de la vie), le poignard, le poison. A l’instar de statues, les personnages sont dessinés par les costumes et les lumières qui les révèlent et les contraignent. 


 « C’est une belle nature mais bien sauvage, nulle bienséance, de la bassesse avec de la grandeur, de la bouffonnerie avec du terrible ; c’est le chaos de la tragédie dans lequel il y a cent traits de lumière »dit Voltaire au sujet de Shakespeare. 

Historique du spectacle


Théâtre des Béliers Parisiens
Théâtre du Lucernaire
Résidence à Charny Orée-en-Puisaye
Résidence au Théâtre de l'Oulle en Avignon
Tournées

En pratique


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Durée du spectacle : 1h35